EXPOSITION CROISÉE HUELLAS DE VIDA - TRACES DE VIE

ALAIN LICARI & KICSY ABREU STABLE

EXPOSITION PROPOSÉE EN PARTENARIAT AVEC LA

MAISON DE L'INTERNATIONAL DE LA VILLE DE GRENOBLE.

A partir du vendredi 17 avril !

ENTRÉE LIBRE

Lors de cette 8ème édition nous devions vous proposer cette exposition à la Maison de l'International de la ville de Grenoble. Toutefois, vu le contexte inédit nous l'avons adaptée en version en ligne !

Des voyages d’Alain Licari à travers le monde, ressort une photographie à la croisée de l’art et du photojournalisme. Né en Rhône-Alpes, désormais installé à New York, il traverse les États-Unis et entame une plongée au cœur de sujets politiques et de phénomènes sociaux comme la diversité du continent américain et les questions migratoires. Ses clichés narratifs – dont l’esthétique des compositions est souvent inspirée du cinéma – prennent racine dans la tradition photographique humaniste en noir et blanc à l’instar de Sebastião Salgado. Les séries présentées ici sont autant de témoignages poignants du quotidien, captant avec humilité la “limite”, le déracinement, des âmes et des regards... Huellas de vida met ainsi en lumière des empreintes de vie autour de la frontière américano-mexicaine, des visages d’ouvriers dans des mines de Bolivie ou encore la fuite effrénée de ceux prêts à tout pour fuir la violence de leur pays. 

En écho, Kicsy Abreu Stable, jeune artiste plasticienne née à Cuba, réinterprète ces traces de vie, avec six œuvres spécialement conçues pour l’exposition. Son travail s’articule autour de la culture populaire et des traditions inventées. Kicsy répond aux séries d’Alain Licari en deux procédés. Elle s’approprie le principe du négatif photographique en superposant ses feuilles les unes sur les autres, laissant l’encre traverser les strates ; y laissant des traces. Pour le sujet de ses dessins, la plasticienne nous dépeint deux personnages incarnant à la fois le courage, la persévérance mais aussi les luttes quotidiennes dévoilées dans le travail d’Alain Licari.

 

ALAIN LICARI

Je suis né en France, j’ai vécu quelques années en Espagne et je suis actuellement installé à New York City. Photographe autodidacte, je suis inspiré par la photographie humaniste et sociale en noir et blanc.

Mon travail photographique s’articule essentiellement autour des questions migratoires, et de la diversité sociale et culturelle du continent américain. Je photographie la vie quotidienne de communautés qui vivent de gré ou de force à la marge du système, et aux travers de ces histoires individuelles, j’interroge l’actualité et nos modes de vie.

Ma démarche photographique s’apparente au documentaire dans la mesure où je prends le temps de produire mes séries, de retourner régulièrement dans les lieux photographiés. Cela me permet d’approfondir un sujet, de l’explorer sous différents angles et d’en observer l’évolution sur le long terme. Mais je m’attache aussi à produire une photographie esthétique en apportant un soin particulier au cadrage et à la composition souvent inspirés par le cinéma.

Je photographie en noir et blanc car j’aime travailler la lumière, les ombres, le contraste. J’aime la subtilité et la sensualité du noir et blanc, la nuance qu’il faut aller chercher, l’effort qu’il demande au photographe sans quoi l’image proposée est binaire et fade. J’aime ce que le noir et blanc suggère et l’interprétation ouverte qu’il offre au spectateur. Mais j’aime aussi sa radicalité parce que justement, le monde représenté est « noir et blanc ».

A. L.

KICSY ABREU STABLE

Je suis née à Cuba. Après des études d’architecture et d’urbanisme à l’Institut Supérieur Polytechnique José Antonio Echeverria à la Havane, j’ai intégré l’École Supérieur d’Art et Design de Grenoble. Durant cette période, je me suis formée à la vidéo, à l’installation d’art, à l’écriture de scénario et au montage de courts-métrages. J’ai ensuite été reçue à l’Académie Royale de Beaux-Arts à Bruxelles, dans le cursus sculpture. Depuis lors, je vis à Bruxelles, j’ai participé à plusieurs expositions collectives et je fais actuellement partie de l’atelier d’artistes GANK.

 

Mon travail s’articule autour de la culture populaire et des traditions inventées. Partant d’objets récupérés et modifiés dans le temps, je mets en dialogue diverses méthodes artistiques comme l’écriture, le dessin et la sculpture. Mes artefacts circulent entre l’individuel et le collectif, la réalité et la fiction et proposent de réinventer notre quotidien.


Dans Huellas de vida, j’expose six oeuvres spécialement conçues pour l’exposition. Je réponds aux séries d’Alain Licari en deux procédés. Premièrement, je réinterprète le principe du négatif photographique en superposant des feuilles les unes sur les autres, laissant l’encre traverser les strates, y laissant des traces. Deuxièmement, je place au coeur de la série deux personnages ordinaires qui incarnent les combats du quotidien.

K. A. S.

INTERVIEW CONFINÉE / RENCONTRE AVEC LES ARTISTES

L'association Fa Sol Latino qui organise le festival Ojoloco est une association labellisée par l'Université Grenoble - Alpes.

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